L'abeille, la colonie et les alvéoles

 

L'abeille mellifère


L'abeille mellifère est avant toute chose un pollinisateur exceptionnel (La pollinisation, c'est le transfert du pollen des étamines vers le stigmate des fleurs. La germination du pollen sur le stigmate va atteindre le sac embryonnaire au niveau des ovules de la plante et ainsi la faire fructifier).
L’abeille intervient dans quatre grands domaines agricoles : l'arboriculture fruitière, les grandes cultures, le maraîchage, les cultures porte-graines et les semences hybrides mais aussi dans les espaces naturels où elle permet une très grande diversité végétale avec une densité souvent faible (Merisier, Châtaignier, Tilleul, Bruyères, Lavandes, Thym, Sauge, Romarin, Serpolet, Rhododendron...).
Finalement, 80% des plantes à fleurs à l'échelle mondiale sont pollinisées par les abeilles (participation dominante ou exclusive). Il y a des situations encore plus étroites. Dans certains cas, la plante est complètement dépendante d'une seule espèce d'abeille (cas des Ophrys apifera ici ).
Pour acheter des abeilles (reines, essaims, ruches peuplées) précisez votre demande, nous la transfèrerons à l'éleveur le plus à même d'y répondre.
 
La colonie d'abeilles: un « super-organisme eusocial » vieux de 100 millions d'années.


 
La colonie d’abeilles constitue un animal qui est composé d’un groupe d’individus/organes (abeilles, reine, faux bourdons) dont le nombre et la proportion fluctuent naturellement en fonction des saisons et de nombreux autres paramètres. L’abeille, la reine, le faux bourdon sont incapables de vivre ou de se reproduire autrement qu’au sein d’une colonie équilibrée. L’équilibre de cette colonie dépend de nombreux facteurs. Si l’abeille, la reine, le faux bourdon, ont individuellement une durée de vie très limitée (quelques jours, quelques semaines, quelques mois), la colonie d’abeilles, elle, a mis en œuvre diverses stratégies qui fait qu’elle a une durée de vie théorique illimitée (parthénogenèse deutérotoque, fécondation multiple…). Elle se reproduit par essaimage en colonisant les cavités naturelles disponibles.
Cet animal est élevé par l’homme dans des ruches à cadres mobiles depuis moins de 150 ans.
L’espèce dispose d’une forte faculté d’adaptation grâce à une forte diversité génétique, il y a vingt fois plus de recombinaisons génétiques lors de la formation des ovules de cette espèce que dans ceux de la femme.

La reine est fécondée par une à deux douzaine de mâles. De ce fait les abeilles présentes dans la colonie à l’instant T ont toutes la même mère (elles ont hérité de son patrimoine génétique) mais elles ont des pères différents. Plus précisément, elles sont sœurs et demi-sœurs dans des proportions qui fluctuent au gré de l’utilisation de la « spermathèque mâle » reçue lors de l’accouplement.
 
 
Les alvéoles d'abeilles


 
Les alvéoles d'abeilles (Source Wikipedia):
Les alvéoles d’abeilles, construites en cire par les abeilles ouvrières afin de stocker le miel et le pollen ou les œufs et les larves, sont des prismes juxtaposés d’axes horizontaux qui constituent le gâteau de cire. Ce gâteau de cire ou rayon est ainsi formé de deux séries d’alvéoles hexagonales se rejoignant en leur base qui est composée de trois faces en biseau.
Ce qui est vraiment surprenant, c’est la forme plus que singulière de ces alvéoles. L’autre extrémité de ces cellules n’est pas un hexagone régulier, mais un emboîtement de trois losanges identiques, appelés rhombes. Les prismes ne se raccordent donc pas par leur surface hexagonale, mais justement par ces losanges, chaque cellule étant adossée, décalée, à trois autres au moyen de ces surfaces.
La construction de l’alvéole commence par le fond. L’épaisseur des parois est infime (moins de 300 micromètres, c’est diaphane-translucide), seul le bord supérieur est plus épais, pour éviter l’effritement.